Les professionnel-les des secteurs sociaux du 93 à l'appel d'une
intersyndicale large se sont mobilisé-es en nombre. Prés de 150
salarié-es, étudiant-es de l'aide sociale à l'enfance, de la protection
judiciaire de la jeunesse, de l'insertion, de l’hébergement, de la
petite enfance, de la psychiatrie, de la prévention spécialisée, du
medico-social, de Pôle Emploi, de la fonction publique territoriale, de
l’éducation nationale se sont rassemblé-es en assemblée générale. Au delà
des différences de statuts, de conventions collectives, de métiers,
d'employeurs ou de financeurs, la convergence est en route. Nous
subissons toutes et tous une attaque en règle contre nos métiers. Les
logiques austéritaires, de marchandisation, de management par les
chiffres et de contrôle social se déploient de manière similaire au
détriment de la qualité de nos services et de l'accompagnement des
publics. Les prochaines semaines s'annoncent d'ores et déjà agitées pour
les fossoyeurs du social. A l'attaque !!!
samedi 30 janvier 2016
dimanche 17 janvier 2016
AG des travailleurs et travailleuses sociaux du 93 : à l'attaque !!!
Le kit de mobilisation :
- le tract en couleurs : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneZ3pTdjFKVl9vQk0/view?usp=sharing
- le tract en N&B : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneWk5lNEN1dzR6Nm8/view?usp=sharing
- le tract en N&B : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneWk5lNEN1dzR6Nm8/view?usp=sharing
mardi 12 janvier 2016
[28/01] AG travailleurs /euses sociaux de Seine Saint Senis
Le kit de mobilisation :
- le tract en couleurs : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneZ3pTdjFKVl9vQk0/view?usp=sharing
- le tract en N&B : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneWk5lNEN1dzR6Nm8/view?usp=sharing
- le tract en N&B : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneWk5lNEN1dzR6Nm8/view?usp=sharing
samedi 9 janvier 2016
Rézo social 93 n°5- Sommaire

- Édito : Bonne année de luttes !
- Le travail social en État d'urgence
- Questions générales sur le travail social...
- Lettre ouverte contre les appels à projet dans le social
Cliquez ici pour télécharger en pdf -format A3
vendredi 8 janvier 2016
Rezo n°5 : Edito bonne année de luttes !
Commençons ces quelques lignes par souhaiter une bonne année… de luttes ; des luttes comme rempart à la casse de notre secteur ; des luttes comme rempart aux replis communautaires ; des luttes comme rempart aux expressions fascistes, racistes ou intégristes en vogue ces derniers mois !
2015 restera gravée dans les mémoires comme une année noire sur de nombreux points. La casse sociale programmée pour répondre aux à la loi du marché se manifeste de manière frontale pour beaucoup d’entre nous. Chômage de masse, licenciements, précarité, relégation sociale, répression syndicale… L’austérité et ses politiques antisociales produisent de la désespérance en cascades...
Les attentats de Charlie, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses de cafés parisiens et du Stade de France, nous ont glacé d’effroi. La barbarie des fanatiques religieux entend menacer nos libertés. Elle alimente les fantasmes du choc des civilisations pour exacerber la haine entre les peuples et les populations.
Les attentats de Charlie, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses de cafés parisiens et du Stade de France, nous ont glacé d’effroi. La barbarie des fanatiques religieux entend menacer nos libertés. Elle alimente les fantasmes du choc des civilisations pour exacerber la haine entre les peuples et les populations.
Autant d’éléments permettant au Front National de poursuivre son inquiétante ascension dans les urnes et dans les têtes. Elections après élections, la peste brune serait pour une partie des classes populaires la seule alternative à la colère sociale…
Entre l’austérité économique, le fanatisme religieux et l’extrême droite, nous avons face à nous nous trois ingrédients formant un véritable cocktail explosif. Dans ce contexte, les réponses sécuritaires, antisociales et de divisions sont juste irresponsable. Le démantèlement programmé du secteur social s’apparente à un suicide politique du vivre ensemble.Au contraire face à la crise, à la haine et au racisme, il y a urgence à sauver notre secteur. Il y a urgence à re-politiser l'action sociale pour lui redonner le sens de son engagement au service de l’émancipation des publics que nous accompagnons. Les directions sans projets, sans références professionnelles et sans culture du métier sont en cela aussi nuisibles que les politiques d’austérité qui nous laminent.
Il y a bel et bien le feu… C’est en ce sens que nous appelons à un véritable soulèvement de tous les secteurs sociaux pour faire de 2016, une année de luttes, de victoire et d’espérance !
jeudi 7 janvier 2016
Rézo n°5 : Questions générales sur le travail social...
Le secteur du social semble traversé par une profonde remise en question quant à ses finalités et ses enjeux, au nom des politiques publiques qui font principalement la promotion des mots d’ordre de l’austérité, de la sécurité et de la technocratie. Un petit retour sur l’histoire du travail social s’impose, pour ne pas oublier le sens que comporte cette activité, à l’échelle de notre collectivité.
L’Etat social : perspective historique
C’est surtout au XIXe siècle que peuvent être aperçues les racines du secteur social moderne. Dans un contexte général d’industrialisation, d’urbanisation et de prolétarisation d’une grande partie de la population, des mesures de charité philanthropiques, bourgeoises et/ou religieuses se multiplient, de même que divers dispositifs de solidarité plus institutionnels. Les mouvements ouvriers et syndicaux s’organisent à travers des systèmes participatifs, mutuelles, coopératives, caisses de solidarité, etc., et d’un autre côté, la puissance publique se dote des premières législations sociales, concernant surtout la protection de l’enfance, le droit du travail, le logement social, la santé publique, etc…
La période qui suit la fin de la Seconde Guerre Mondiale est une période de reconstruction et de forte croissance économique, soutenues par les politiques keynésiennes : c’est à cette époque qu’on commence à parler d’un « Etat-providence ». Le contexte est donc très favorable au développement du secteur social. On peut observer le fort développement du travail social, qui atteint une certaine « apogée » à l’époque (Michel Autès). Le secteur est progressivement encadré et soutenu par des dispositions légales et réglementaires qui fixent le cadre des interventions, le fonctionnement des établissements, les modalités de financement, les catégories de publics… Parallèlement, la formation des travailleurs/euses sociaux s’organise, les écoles se multiplient, de nombreux diplômes sont créés entre les années 1960 et 1970. Cette époque est donc également un moment d’innovation et d’expérimentation.
Les Trente Glorieuses permettent une meilleure reconnaissance du travail social (l’expression « travail social » apparaît d’ailleurs dans les années 1970), et le secteur s’achemine vers un certain équilibre. L’Etat social s’est structuré selon un processus d’institutionnalisation pour le moins ambivalent : il a établi la nécessité de garantir la solidarité envers les plus vulnérables en investissant une partie des fruits de la forte croissance économique ; mais cela cependant à condition que les initiatives de solidarité respectent de nombreuses réglementations et contraintes propres aux politiques publiques. Les bénévoles, militant-es, notables, religieux…, ont dû faire des compromis avec les autorités publiques pour devenir de véritables professionnel-les, avec des salaires, protections et obligations légales… Cependant, la fin des Trente Glorieuses va fortement ébranler ce début de structuration.
Une restructuration de l’Etat social
Dans les années 1970 surviennent successivement deux « chocs pétroliers » qui mettent brutalement fin à la croissance économique, et provoquent l’entrée dans une période de récession. Dans les années 1980 surtout, la pauvreté s’accroît, le chômage de masse fait son apparition, les phénomènes migratoires et les colères des jeunesses des quartiers populaires urbains commencent à être considérés comme des problèmes graves : les rhétoriques de la responsabilité individuelle, du sécuritaire, de la rentabilité, etc., commencent à prendre le pas sur les discours de solidarité. Les fonds publics se raréfient : sous le coup d’une « invasion néo-libérales » (Bourdieu), les politiques publiques commencent à prioriser la rentabilité – ou « efficience » – dans leurs investissements. Le Front National réalise ses premières percées électorales à l’époque. La solidarité recule, l’individualisme monte, on critique l’« assistanat », qui devient un élément bouc-émissaire dans les discours publics.
Les principales répercussions sur le travail social de ces politiques néo-libérales sont surtout budgétaires, mais, au de-là, de la catastrophe qu’elles représentent, on peut faire l’hypothèse qu’il y a un enjeu de pouvoir, un enjeu politique, dans les pressions qui pèsent sur le travail social. L’Etat, derrière des prétextes économiques, semble vouloir surtout un contrôle total du secteur, comme on peut le voir avec les exigences gestionnaires croissantes et les diverses normes imposées d’en haut. La puissance publique génère par-là un fort durcissement de la structuration réglementaire et administrative du secteur social. Les établissements, les associations, les professionnel-les eux-mêmes sont de plus en plus soumis à des réglementations et des exigences souvent purement administratives et comptables, au nom de la « qualité » ou de la raréfaction des fonds publics, ce qui plonge de plus en plus les institutions du travail social dans une inertie mortifère. La commande politique n’est plus porteuse d’un projet de société clair, mais devient purement technique et autoritaire. La crise économique sert de prétexte à rationaliser le travail social, c’est-à-dire à lui imposer une autre logique, celle de la pure efficacité, de la pure rentabilité, de la pure conformité aux critères gestionnaires établis de façon unilatérale par une autorité publique presque totalement muette sur ce qui compte finalement le plus dans le champ du travail social : le sens et les valeurs humaines.
Au final, chacun peut le voir à son échelle, le sens originel du travail social se retourne totalement à cause de cette nouvelle logique imposée par les politiques publiques libérales et gestionnaires. Beaucoup d’institutions ne fonctionnent plus pour leur public mais pour leur propre survie, dans le cadre des injonctions émanant des politiques publiques, et ce, bien souvent, au détriment du public lui-même. Si la plupart des critères imposés par les politiques publiques pour lire, gérer et évaluer le travail social sont réducteurs et sont des pertes de sens, c’est parce qu’ils convergent de plus en plus avec ceux de la sphère marchande et des services en général, et, surtout, alimentent l’illusion qu’on peut maîtriser, calculer, gérer totalement ou presque ce qui se passe entre les travailleurs/euses sociaux et les personnes qu’ils/elles accompagnent. A nous tous, qui tenons au sens de notre travail, de lutter contre ces attaques.
mercredi 6 janvier 2016
Assemblée Générale des secteurs sociaux du 93 - 28 janvier à Bobigny - 18h
Le Travail Social en Etat
d’urgence !
Il y a urgence ! Nous
professionnel-les du social, exerçant en Seine-Saint-Denis dans le privé ou
dans les différentes fonctions publiques, tirons la sonnette d’alarme. Notre secteur va mal ! Lorsque nous
échangeons entre collègues de l’ASE, de la PJJ, des services sociaux
municipaux, de l’hébergement, de la
prévention spécialisée, de la psychiatrie, du medico-social, de l’insertion ou
de la petite enfance, le constat est sans appel, nous subissons tous une
attaque sans précédent contre nos métiers, nos formations et notre éthique
professionnelle… Il y a urgence, à se
rencontrer, partager, converger et s’organiser !
Par l’intermédiaire de nos organisations syndicales
et/ou collectifs de luttes réunis en intersyndicale des secteurs sociaux,
medico-sociaux et sanitaires, nous appelons l’ensemble des professionnel-les du
93 à se soulever et à se mobiliser ! Au-delà de nos différences de statuts, de
conventions collectives, d’approches professionnelles, nous estimons que
l’austérité généralisée et les processus de marchandisation dégradent nos conditions
de travail et les services rendus à nos publics.
- Dans l’Education, la charge de travail des
Assistant-es Sociaux s’est intensifiée. Le champ d’intervention des
professionnel-les s’est élargi réduisant de fait leur capacité d’action. Le gel
des embauches remet en cause l’égalité d’accès à un service public de
qualité !
- A
la Protection Judiciaire de la Jeunesse, les délais de prises en charge se sont
rallongés considérablement, ce qui a confronté à des dangers
multiples les enfants fragilisés du département. De nombreux collègues sont en flux
tendu, alors que
certains viennent d'être recrutés au titre de l'emploi précaire, toute
fonction confondue, dans les différents emplois qui composent les équipes
pluridisciplinaires. Aucun aménagement particulier de leur prise de fonction
n’a été pensé ! Les unités
d'hébergement sont en difficultés et suractivité faisant exploser les heures
supplémentaires. Le manque de places en foyer expose certains adolescents
à des orientations plus sécuritaires
et de contrôle social, ou encore
à la détention au sein de laquelle les conditions de vie quotidienne
posent de nombreux problèmes.
- Dans
les municipalités, les services sociaux de proximité sont devenus pour
certaines mairies des variables d’ajustement économiques pouvant aller de la
suppression de postes au déconventionnement intégral…
A
l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), les équipes mobilisées depuis plusieurs mois
font face à une demande sociale de plus en plus forte. Le service d’accueil est
saturé. La charge de travail se fait au
détriment de la qualité de l’accompagnement.
- Dans
le privé, la mise en concurrence via les appels à projet devient la norme. Dans ce contexte de précarité budgétaire, les associations ont
l’injonction de s’adapter ou de disparaitre. Les fusions, les réorganisations,
les liquidations, les indicateurs de performances, le management par les
chiffres font désormais partie de notre quotidien...
- Dans la psychiatrie, les établissements sanitaires
sont soumis à l’équilibre budgétaire. Pour réduire les coûts, des fusions entre
services ou hôpitaux sont actuellement à l’étude dans le cadre de Groupements Hospitaliers Territoriaux (GHT)…
Dans la petite enfance, les crèches départementales
notamment, les professionnel-les, du fait du non remplacement des postes vacants
et du manque d’effectifs, travaillent dans des conditions difficilement
supportables, sont empêchés de pouvoir garantir un accueil de qualité pour les
jeunes enfants et de mener véritablement à bien leurs missions éducatives.
- À
pôle emploi, la volonté de tout dématérialiser, de mettre à distance et de
contrôler le/la privé-e d'emploi s'accompagne par une politique de fermeture
des agences tous les après-midi. Le service public de l'emploi est menacé. Il
faut éviter de prendre un peu plus la voie de la privatisation, comme en
Catalogne...
Il y a urgence ! Urgence pour nos emplois.
Urgence pour nos publics ! Nous intervenons au quotidien au service des
publics les plus précarisés du 93. En poursuivant cette logique de
démantèlement des services sociaux et sanitaires, les pouvoirs publics menacent
les solidarités et le vivre ensemble en Seine-Saint-Denis.
L’intersyndicale des secteurs sociaux du 93 s’inscrit dans la démarche nationale des
Etats Généraux Alternatifs du Travail Social (EGATS). Aux quatre coins du
territoire, des professionnel-es du social et du sanitaire se regroupent,
analysent les mécanismes en œuvre et préparent ensemble une riposte à la
hauteur des attaques contre nos formations, nos conventions collectives et nos missions.
Pour nos publics, pour l’intérêt des
professionnel-les, pour l’intérêt général, nous appelons tous les
travailleurs-euses sociaux, les agent-es administratifs, les
psychologues, les ouvrier-es, les conseiller-es d’insertion, les infirmier-es, les
formateurs/trices, les étudiant-es du secteur social et sanitaire syndiqué-es ou non syndiqué-es à participer Jeudi 28 janvier à la première
Assemblée Générale interprofessionnelle du social et du sanitaire de
Seine-Saint-Denis
ASSEMBLE GENERALE DES SECTEURS SOCIAUX DU 93
Jeudi 28 janvier 2015 – dés 18h à la Bourse du Travail de Bobigny
Premiers signataires : Avenir Educs, CGT services publics
93, USD CGT Action Sociale 93, CGT PJJ 93, SUD Santé Sociaux 93, SUD Collectivités
Territoriales 93, CNT Santé Sociaux RP, FSU Territoriale 93, SNU FSU Pole
Emploi 93, SNEPS PJJ FSU 93, SNUAS-FP…
Le kit de mobilisation :
- le tract en couleurs : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneZ3pTdjFKVl9vQk0/view?usp=sharing
- le tract en N&B : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneWk5lNEN1dzR6Nm8/view?usp=sharing
- le tract en N&B : https://drive.google.com/file/d/0B8fEDXqswnneWk5lNEN1dzR6Nm8/view?usp=sharing
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